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CÉRÉMONIE DE LA VALEYRIE - 21 JUILLET 2020

Mardi 21 juillet 2020, à 18h, à la Stèle de La Valeyrie s'est déroulée la traditionnnelle cérémonie en mémoire de Eugène BOSSOUTROT, Paul CAMUS, Henri RITTER et Robert URIOT assassinés par l'occupant nazi le 21 juillet 1944.

Après ce devoir de mémoire, sous une chaleur accablante digne d'une journée d'été, les personnes présentes (Anciens combattants, Elus et Administrés) se sont retrouvées salle culture-loisirs pour prendre un verre de l'amitié.


Un peu d'histoire sur cette tragédie :

Comme chaque année, ce 21 juillet, nous venons nous recueillir et fleurir ce monument commémorant ce même jour de 1944 de sinistre mémoire au cours duquel de jeunes résistants « sans arme » furent lâchement abattus par l’occupant nazi, défigurés ensuite par leurs valets de la milice*.

Eugène BOSSOUTROT, Paul CAMUS, Henri RITTER et Robert URIOT : vos noms resteront à jamais gravés dans la pierre afin que s’en souviennent les générations futures et qu’elles ne soient pas abusées par d’indignes falsificateurs.

A cet effet, les témoignages de personnes ayant vécu cette dramatique journée ont été recueillis et déposés notamment au musée de la Résistance. Nous allons les rappeler afin qu’aucune contestation ne soit possible, que leurs sacrifices ne soient pas salis par une minorité de nostalgiques d’idéologie scandaleuse.

« Après la signature de l’Armistice par Pétain et la honteuse poignée de main de Montoir entre lui et Hitler, l’Alsace et la Lorraine furent annexés par l’Allemagne. De nombreux lorrains patriotes fervents refusèrent d’opter pour l’Allemagne et furent expulsés de chez eux avec juste le strict nécessaire.

C’est ainsi que le 23 novembre 1940, les habitants du village mosellan de Couture furent expulsés avec le Maire M. Picot arrivant à Sainte-Féréole où ils trouvèrent refuge dans la commune jusqu’à la capitulation de l’Allemagne le 8 mai 1945. Ces ardents patriotes furent les premiers à rejoindre le petit groupe de résistants locaux.

Le 8 juin 1944, par manque d’armement, n’ayant pu être incorporés aux unités de l’Armée Secrète qui attaquaient la Das Reich, ils revinrent à Sainte-Féréole en attendant d’être rappelés.

Le 20 juillet un sergent d’active, lorrain également, vint les chercher pour les conduire au camp de Saint-Mexant commandé par le lieutenant Dargenson (Commandant David). Le 21 juillet au matin, au lieu de suivre l’itinéraire qui leur avait été indiqué (Lajoinie, La Buge, Chanteix, Saint-Mexant) ils prirent la route sur laquelle nous nous trouvons.

Prévenus par Mme. Pierrefitte de Sainte-Féréole que la milice se trouvait dans le bourg, ils n’en continuèrent pas moins leur chemin.

La Werhmacht venant de Lachamp après avoir abattu Eugène Bossoutrot jeune FTP* brûla la maison de ses parents, lesquels furent emmenés en prison à Limoges et torturés, alors que la milice venant de Brive La Gaillarde rattrapait le groupe ici à La Valeyrie. Paul Camus, jeune instituteur parisien, Henri Ritter et Robert Uriot

du village de Coutures après avoir été poursuivis et arrêtés, furent atrocement massacrés, avant d’être achevés par ces miliciens français formés par la dictature de Pétain pour traquer et tuer d’autres français patriotes, dans un seul but, maintenir un état fasciste en France et abolir définitivement la république ».

L’occupant devait se rendre quelques jours plus tard à la résistance : La Corrèze fut ainsi le premier département métropolitain à être libéré exclusivement par le maquis, qui libéra également les

époux Bossoutrot à Limoges. Beaucoup de jeunes résistants comme eux avaient 20 ans et parfois moins encore. Leurs noms doivent rester dans les cœurs de notre jeunesse et dans les pierres de notre histoire.

Les années passent et nous aussi.

Au nom de la résistance, mon ami Albert Uminski et moi-même venons de vous donner lecture d’un document authentique qui doit rester dans les mémoires. Il répondra aux questions que pourront se poser les générations futures quant à l’édification de ce monument, œuvre d’un résistant de la commune.

Nous souhaitons qu’il soit conservé en mairie pour être lu à chaque anniversaire par une personne qui portera ainsi le flambeau de nos martyres morts pour la liberté.

Le 21 juillet 2003.

Co-auteurs,

Armand Boucheteil, Albert Uminski.

*Milice : Organisation politique et paramilitaire française créée le 30 janvier 1943 par le gouvernement de Vichy pour lutter contre la Résistance, qualifiée de terroriste. Supplétifs de la Gestapo et des autres forces allemandes, les miliciens participèrent aussi à la traque des Juifs, des réfractaires au STO et de tous les déviants dénoncés par le régime de Vichy et les collaborateurs parisiens. C'était aussi la police politique et une force de maintien de l’ordre.

* FTP : Francs-Tireurs et Partisans.

Post et photos publiés par Didier ROCHE - Adjoint au Maire en charge de la communication.

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